Comment gérer la pression pendant une partie d’échecs ? Je vous propose une méthode simple et efficace – en 4 étapes – pour vous aider à mieux gérer la pression lors de votre prochaine partie d’échecs.

Étape n°1 : Évaluez votre position objectivement !

Cette première étape consiste simplement à évaluer la position sur l’échiquier pour déterminer l’état d’équilibre ou de déséquilibre.

  • Votre position est-elle équilibrée ?
  • Avez-vous déjà obtenu l’avantage ?
  • Votre position est-elle défavorable ?

Cela devrait vous prendre quelques minutes. Pas besoin de calculer des variantes ou d’ établir un grand plan stratégique. Fiez-vous juste à votre intuition, beaucoup plus efficace que vous ne le croyez ! Allez, lancez-vous et faites-vous confiance !

Étape n°2 : Acceptez pleinement la situation !

Votre position sur l’échiquier est délicate voire compromise ? Pas la peine de vous plaindre, de ruminer, d’accuser votre entraîneur de vous avoir mal conseillé dans l’ouverture, d’accuser votre livre de ne pas avoir analysé cette ligne, d’accuser votre conjoint(e) / vos parents / le monde de vous avoir énervé avant la partie, d’avoir été coincé dans les embouteillages avant le match, d’avoir mal dormi la veille, etc.

Bref, prenez vos responsabilités, un point c’est tout ! Acceptez la situation telle qu’elle est. Prenez une grande inspiration, expirez lentement, recommencez deux fois et passez à l’étape suivante !


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Étape n°3 : Adaptez votre posture physique et respirez !

Votre posture physique

Votre posture constitue un élément fondamental. La meilleure posture est celle qui vous permet d’être à la fois relâché et concentré. Vous devez trouver une position stable dans laquelle vous pouvez vous maintenir plusieurs heures. Une bonne posture favorise aussi une respiration ample et facile. Asseyez-vous avec aise et légèreté. L’ancrage au sol est aussi un facteur très important.

Votre respiration

Nous parlons ici de la respiration en pleine conscience. Celle qui restaure véritablement l’unité entre votre corps et votre esprit. La pratique de la respiration consciente pendant votre partie aide à vous calmer, à vous détendre, à ralentir le flux de vos pensées. C’est un premier remède efficace contre vos pensées anxiogènes ou limitantes.

Le simple fait de vous focaliser sur votre respiration, ne serait-ce qu’un instant, permet de connecter votre esprit et votre corps. La respiration centre également votre attention et accroît votre concentration. Vous restez ainsi attentif au moment présent, sans émettre de jugement de valeur.

Étape n°4 : Adaptez votre posture mentale !

Dans cette dernière étape, il s’agit d’adapter en toute synchronicité, votre posture mentale en fonction de la situation réelle sur l’échiquier. Trois cas se présentent, selon l’évaluation de votre situation lors de la première étape :

  • Vous avez l’avantage, c’est le moment de rester très concentré. Si vous relâchez la tension sur l’échiquier, et que votre adversaire retrouve ainsi l’équilibre, cela sera beaucoup plus dur pour vous, psychologiquement et techniquement, de revenir à cet état avec l’avantage. Vous risquez même de vous démobiliser ou de vous épuiser, puis de précipiter ainsi votre chute. Combien de parties avec un net avantage ont-elles conduit à une déroute rapide, du fait qu’un joueur n’ait pas réussi à exploiter son avantage, puis qu’il n’ait juste pas réussi à accepter que la situation ait évolué.

  • La position est équilibrée : rien ne sert de forcer ou de précipiter les choses. Le basculement finira par arriver (ou pas). Patience et calme sont de rigueur…restez concentré pour prendre les meilleures décisions possibles…

 

  • Votre position est défavorable. La position est certes difficile, mais cette position ce n’est pas « Vous ». Je le répète, dissociez votre position et votre mental. Ce n’est pas vous qui êtes en danger, mais éventuellement votre Roi qui est dans une situation dangereuse. Maintenez une bonne posture corporelle et respirez !

Ne donnez pas de signes avant-coureurs à votre adversaire et surtout à votre propre esprit qui ne fait qu’un avec votre corps. Vous pouvez même pousser la dissociation avec un langage corporel stable ou tourné vers l’action (semi-bluff). En tout cas, c’est le moment de rester très vigilant, car votre adversaire peut aussi à tout moment se relâcher et vous laisser retrouver l’équilibre voire vous donner l’avantage sur une gaffe. Cela arrive plus souvent qu’on ne le pense…


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Mentalement vôtre !